Rapport GIEC 2021 : 5 conclusions à retenir

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Le lundi 9 août 2021, soit à trois mois seulement de la COP26, le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), ou Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) en anglais, a publié le premier volume de son sixième rapport d’évaluation. Il présente les connaissances les plus avancées et récentes sur le réchauffement climatique tout en soulignant la responsabilité de l’Homme dans ce dernier. Découvrez les 5 principales conclusions à retenir de ce rapport.


La responsabilité de l’Homme sur le réchauffement climatique est sans équivoque

Les scientifiques accordent une grande importance aux degrés d’incertitude en attribuent systématiquement à leurs résultats. C’est pourquoi les précédents rapports du GIEC qualifiaient l’influence de l’Homme comme "extrêmement probable".

Qu'est-ce qu'un degré d'incertitude ? Indépendamment de leur précision et de leur exactitude, toutes les mesures présentent un certain degré d'incertitude. Cette incertitude est due à trois facteurs : les limites de l'instrument de mesure, la disponibilité de l'information et les compétences de l'expérimentateur qui effectue les mesures.

Néanmoins, grâce à l’avancée des connaissances sur le climat et des données disponibles aujourd’hui, le GIEC a désigné cette fois-ci l’influence de l’Homme sur le réchauffement climatique de la planète comme “sans équivoque”. Sur ce dernier rapport, on peut lire : “Les augmentations observées des concentrations de gaz à effet de serre depuis environ 1750 sont, sans équivoque, causées par les activités humaines”.

En effet, d’après les scientifiques à l’origine de l’ouvrage, la quasi-totalité des causes du réchauffement climatique peut être attribuée aux activités humaines, responsables d’environ +1,1°C de réchauffement depuis la période 1850-1900.

C'est la première fois dans un rapport du GIEC où le réchauffement est attribué sans équivoque aux activités humaines.

Jean-Baptiste SalléeChercheur CNRS en océanographie

Il est estimé que les facteurs naturels tels que les éruptions volcaniques ou encore les changements dans l'orbite de la Terre ont une contribution au réchauffement de la planète qui avoisine le zéro. Ce serait donc l’Homme qui a entraîné, à un rythme sans précédent depuis au moins 2000 ans, le réchauffement climatique que nous connaissons aujourd’hui.

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Le réchauffement climatique est sur le point d’atteindre +1,5°C

Le dernier rapport du GIEC fait état de cinq scénarios d’évolutions socio-économiques différents (SSP, de l'anglais Shared socio-economic pathways), avec chacun un taux d’émissions de gaz à effet de serre différent, mais peu de ces scénarios semblent présager un avenir optimiste pour la planète.

Les cinq scénarios d’évolutions socio-économiques ou Les cinq types d’évolution de la société
  Défi d'adaptation Défi d’atténuation Scénario
SSP1 Faible Faible Monde caractérisé par une forte coopération internationale donnant la priorité au développement durable.
SSP2 Moyen Moyen Monde caractérisé par la poursuite des tendances actuelles.
SSP3 Élevé Élevé Monde caractérisé par la compétition entre pays, une croissance économique lente, des politiques orientées vers la sécurité et la production industrielle, et peu soucieuses de l’environnement.
SSP4 Élevé Faible Monde caractérisé par de grandes inégalités entre les pays et au sein des pays. Une minorité sera responsable de l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre (GES) et la grande partie de la population restera pauvre et vulnérable au changement climatique.
SSP5 Faible Élevé Monde caractérisé par le développement traditionnel et rapide des pays en voie de développement avec une forte consommation d’énergie. La hausse du niveau de vie permettra d’augmenter la capacité d’adaptation grâce au recul de l’extrême pauvreté.

Source : sixième rapport d'évaluation du GIEC

rechauffement climatique

À l’exception du scénario le plus optimiste (SSP1), qui nécessiterait une chute drastique de nos émissions de gaz à effet de serre grâce à une transformation immédiate de nos habitudes,le seuil d’1.5°C de réchauffement pourrait être atteint dès 2030, soit 10 ans plus tôt que la précédente estimation du GIEC.

D'ores et déjà, ces 10 dernières années ont été 1,1°C plus chaudes comparé à la période 1850-1900.Néanmoins, tout n’est pas perdu, le GIEC laisse tout de même esquisser quelques espoirs pour notre planète en annonçant qu'il est possible à 83% de chance de se maintenir sous le seuil des +1.5°C d’ici 2100 si l’humanité émet au maximum 300 gigatonnes de dioxyde de carbone (CO2).

2021 : le dernier rapport du GIEC sur le climat Le premier volume du 6ème rapport d’évaluation du GIEC est le fruit d’une collaboration de 234 scientifiques issus de plus de 60 pays différents et se basant sur plus de 14 000 études. Ce premier volume, axé sur le changement climatique, n'est qu'une partie du sixième rapport d'évaluation dont la version complète devrait être publiée courant 2022.

Hausse du niveau de la mer

Le dernier rapport du GIEC sur le climat insiste également sur les dangers de la montée du niveau de la mer qui est engendrée, entre autres, par la fonte des calottes glaciaires. En effet, en raison du réchauffement climatique, les 14 niveaux d’espaces gelés les plus bas enregistrés depuis les années 1980 correspondent aux 14 dernières années.

La fonte des calottes glaciaires entraîne inévitablement une hausse du niveau de la mer qui continuera à augmenter pendant des siècles, voire des millénaires. Depuis 1900, le niveau de la mer a déjà augmenté de 20 cm et pourrait connaître une autre augmentation de 20 cm en plus d'ici 2050, voire d'un mètre d'ici 2100.

Ce rapport devrait faire froid dans le dos à quiconque le lit. Il montre où nous en sommes et où nous allons avec le changement climatique : dans un trou qu’on continue de creuser.

Dave ReayClimatologue

Comme le rappelle le GIEC dans son dernier rapport, les territoires d’Outre-mer et plus globalement les îles, sont les premiers touchés par cette montée des eaux. Les villes de faible altitude, comme le Lagos au Nigeria, pourraient devenir totalement inhabitable d’ici 2100. Ainsi, les communautés côtières connaîtront une multiplication :

  1. Des invasions d’eau salée ;
  2. Des inondations ;
  3. Des dégâts causés aux infrastructures.

L'inquiétante hausse des émissions de méthane

Dans le 6ème rapport du GIEC, un chapitre particulier est consacré au méthane (CH4). Les émissions de méthane (CH4) sont en hausse, elles ont augmenté de 6% ces dix dernières années et de 156% depuis 1750.

C’est un constat alarmant car bien que ce gaz persiste moins longtemps dans l’atmosphère que le dioxyde de carbone (CO2), il a un pouvoir de réchauffement bien supérieur. En effet, il est estimé que sur une période de 20 ans, une tonne de méthane a un pouvoir de réchauffement 84 fois plus élevé qu’une tonne de dioxyde de carbone (CO2).

Les quantités de méthane (CH4) émises dans l’atmosphère sont d’autant plus alarmantes lorsque l’on sait qu’elles sont responsables, chaque année, de la mort prématurée de 255 000 personnes.

En 2019, les concentrations de méthane (CH4) n’ont jamais été aussi élevées depuis au moins 800 000 ans !

Bien que 40% des émissions de méthane (CH4) soient naturelles, le reste est émis par les activités humaines. Plus précisément, les émissions de méthane (CH4) issues de l'activité humaine sont dues à :

  • L’élevage de bétail ;
  • La combustion de la biomasse ;
  • Les biocarburants ;
  • Les décharges et les déchets ;
  • La production, le transport et l’utilisation des énergies fossiles.

Il devient donc primordial de baisser drastiquement nos émissions de méthane (CH4), d’autant plus que si cela est fait, on pourra espérer des résultats positifs sur l’environnement plus immédiats qu’avec le dioxyde de carbone (CO2).

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Baisse de l'efficacité des puits de carbone

Le dernier rapport du GIEC sur le climat insiste également sur l’efficacité décroissante des puits de carbone. Un puit de carbone est un réservoir naturel ou artificiel qui absorbe et stocke le carbone de l'atmosphère grâce à des mécanismes physiques et biologiques.

Les forêts sont généralement des puits de carbone, c'est-à-dire des endroits qui absorbent plus de carbone qu'ils n'en rejettent. Elles retirent continuellement du carbone de l'atmosphère grâce au processus de photosynthèse. L'océan est un autre exemple de puits de carbone, absorbant une grande quantité de dioxyde de carbone de l'atmosphère.

Certains processus, comme la combustion du charbon, libèrent plus de dioxyde de carbone dans l'atmosphère qu'ils n'en absorbent. Ainsi, même dans les scénarios les plus optimistes, il est estimé que la capacité de stockage des puits de carbone est susceptible de diminuer. Pire encore, ils pourraient relâcher dans l'atmosphère le dioxyde de carbone (CO2) qu’elles contiennent.

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