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Compensation carbone : définition, utilité et limite

compensation carbone

La compensation carbone consiste à financer un projet environnemental qui permet la réduction de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre. Elle est fait partie des mécanismes contribuant à la neutralité carbone, c’est-à-dire un point d’équilibre théorique entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption par les différents puits de carbone.


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Qu'est-ce que la compensation carbone ?

compensation carbone

    La compensation carbone permet de soutenir financièrement des projets favorisant la réduction ou la séquestration de gaz à effet de serre (GES), quantifiés en "équivalents CO2".

    Par exemple : 

    • un projet de parc solaire photovoltaïque est une initiative de réduction dès lors qu'il remplace une source d'énergie plus émissive.
    • un projet de reforestation permet la séquestration de CO2 présent dans l'atmosphère

    Un Français rejette en moyenne 9 tonnes de CO2eq par an dans l'atmosphère. 

    Ces émissions proviennent :

    • des transports, et en particulier de la voiture et de l'avion (27 %) ;
    • de notre alimentation (24 %) ;
    • de l'énergie consommée pour se chauffer et s'éclairer (19%) ;
    • des achats de biens et services (16 %);
    • des activités liées aux dépenses publiques financées par nos impôtsadministration et défense, enseignement, santé, infrastructures... (14 %).

    Il s'agit d'une moyenne, qui varie en fonction de nombreux paramètres. Par exemple, un seul aller-retour transatlantique en avion émettra 2 tonnes de CO2e. A titre de comparaison, 2 tCO2e est l'empreinte carbone moyenne à viser pour limiter le réchauffement climatique à 2ºC. Par abus de langage, on dit qu’une personne compense ses "émissions de carbone" lorsqu’elle finance un projet environnemental à hauteur de ses propres émissions de CO2eq, ou d’une partie de celles-ci.

      Dans tous les cas, la compensation carbone est un processus qui ne dispense pas des efforts de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.

      Pourquoi parle-t-on de CO2 équivalent (CO2eq, ou CO2e) ? L'unité CO2eq a été crée par le GIEC afin d'inclure tous les gaz à effet de serre en les comparant au dioxyde de carbone. Cela consiste à convertir les quantités de gaz à effet de serre (méthane, oxydes d'azotes, gaz fluorés) en quantité équivalente de dioxyde de carbone ayant le même potentiel de réchauffement global (PRG).

      Comment compenser ses émissions de CO2e ?

      La contribution à la neutralité carbone mondiale implique une réduction drastique des émissions de GES, mais aussi le financement de projets visant à stocker le carbone dans des réservoirs naturels à travers la reforestation ou la lutte contre la désertification. Découvrez comment participer activement à la préservation de l'environnement à travers la compensation carbone.

      Les étapes : calculer, réduire… et enfin compenser !

      La compensation carbone n’est que l’étape finale vers la neutralité carbone. Pour réduire son impact sur la planète, on peut, dans l'ordre :

      1. Calculer son empreinte carbone ;
      2. Réduire au maximum cette empreinte carbone ;
      3. Compenser les émissions de CO2 inévitables en finançant des projets environnementaux.

      Il est important de comprendre que la compensation n'annule aucune émission. 

      Par exemple, compenser ses trajets en avion n’est pertinent que si l’on réduit drastiquement ou optimise en parallèle et sur le long terme la fréquence de ses trajets aériens. La compensation peut être considérée comme un moyen de contribuer à l'effort collectif vers la neutralité carbone planétaire, mais jamais comme une justification pour ne pas réduire ses émissions.

      Il ne sera possible d'atteindre la neutralité carbone et donc de stabiliser les températures à l'échelle planétaire que si les émissions sont réduites aux émissions dites "incompressibles", soit notamment les émissions non-énergétiques (agriculture, traitement des déchets)... et que ces émissions résiduelles sont absorbées par des puits de carbone.

      Les projets de compensation carbone contribuent aux deux actions complémentaires que sont

      • la réduction des émission
      • l'agrandissement et à la préservation des puits de carbone.

      Pour calculer et compenser votre empreinte carbone personnelle, accédez à notre calculateur d'émissions en ligne ou appelez le numéro suivant :
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      Les différents types de projets de compensation carbone à financer

      La compensation carbone consiste à financer des projets de réduction ou de séquestration de GES via l'achat de crédits carbone, pour contribuer à l'équilibre entre les émissions et les puits de carbone.

      Ces projets permettent, de stocker du carbone (par exemple les projets de reforestation) ou d'éviter l'émission de CO2 (projets de développement d'énergies renouvelables). Le marché de la compensation carbone volontaire permet la mise en place de ces projets, en donnant accès aux porteurs de projets à un financement qu'ils n'auraient pas pu percevoir autrement.

      Concrètement, l'effet de chaque projet est quantifié et le dossier évalué par un organisme certificateur. Chaque tonne d'équivalent CO2 évitée donne lieu à l'émission d'un crédit carbone, qui pourra ensuite être racheté par un client final désireux de compenser tout ou partie de ses émissions.

      Il existe trois types de projet de compensation carbone :

      • Le projet forestier qui favorise la séquestration et le stockage du carbone par les sols forestiers et les forêts. La compensation carbone par la plantation d’arbres avec EcoTree ou Reforest'Action est un exemple de captation de CO2 dans l’atmosphère ;
      • Le projet lié aux énergies renouvelables qui permet de produire une énergie moins moins émissive en se substituant à une source d'énergie fossile ;
      • Le projet traitant de l’utilisation rationnelle de l’énergie qui développe des technologies permettant de produire de l'électricité, du froid et de la chaleur de manière peu éméttrice, d’augmenter les rendements industriels et de limiter la consommation d’énergie dans les transports et le bâtiment, par exemple.
      energie renouvelable

      Les enjeux du développement durable sont planétaires. Les différents types de projet peuvent donc être mis en œuvre dans des zones géographiques diverses.

      Cependant, financer un projet dans un pays en voie de développement sera généralement plus utile et plus efficace que dans un pays développé. Ces projets ont généralement des impacts plus importants à des coûts plus faibles. 

      Le développement social et économique d'une région s'accompagne en effet d'une demande croissante en énergie. Répondre à cette demande croissante de manière décarbonée est un enjeu prioritaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, les pays en voie de développement ont généralement un mix énergétique plus polluant et des infrastructures moins performantes, et présentent de réels besoins en financement pour réaliser leur transition énergétique.

      De plus, un projet de réduction des émissions sur le sol d’un pays développé ne peut pas toujours être sujet à la génération de crédit carbone : par exemple, un projet de reforestation mis en œuvre en France contribue bien à la neutralité à l'échelle du territoire national en absorbant du CO2. Cependant, le financement de cette absorption est déjà prévu opar l'Etat Français, et ne peut donc faire l’objet de crédit carbone.

      C’est pourquoi la plupart des projets sont réalisés dans des pays en voie de développement.

      Le projet Gandhi, un exemple de projet que Selectra a soutenu 

      Entre 2019 et 2021, Selectra a proposé à ses clients de compenser une partie ou l'intégralité de leurs émissions de GES via le financement d'un projet éolien en Inde : le projet Gandhi.

      • Le projet Gandhi, c'est :
      • 21 éoliennes ;
      • 36 GWh d'électricité renouvelable produits par an ;
      • 33 000 tonnes de CO2 compensées.

      Financer le projet Gandhi, c'est soutenir les énergies renouvelables et participer à la transition énergétique du pays. En effet, l'Inde est un pays en voie de développement dont la demande énergétique est très importante. Malheureusement, près de la moitié de l'électricité qui y est produite provient de la combustion du charbon, source d'énergie la plus émettrice pour l'électricité. Chaque euro investi dans le projet Gandhi a donc un impact considérable pour l'Inde, ainsi que pour toute la planète.

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      La compensation carbone volontaire et obligatoire


      Apparu à la fin des années 80, le concept de compensation carbone concernait tout d'abord des accords volontaires. L'idée a ensuite évolué pour devenir un outil de contrôle des émissions de GES. Aujourd’hui, les marchés de compensation carbone existent à la fois dans le cadre de conformité législative et d'initiatives volontaires.

      La compensation carbone obligatoire

      Avec la signature du Protocole de Kyoto en 1997, les États s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % sur la période de 2008 à 2012 par rapport au niveau de 1990. C'est le premier accord juridiquement contraignant dans ce domaine. En plus de plans nationaux de réduction des émissions, le protocole prévoit des mécanismes complémentaires pour permettre aux pays industrialisés d'atteindre leurs objectifs.

      Il s'agit de la création de marchés du carbone, permettant aux pays industrialisés d'investir dans des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre en dehors de leur territoire. C’est la naissance du mécanisme de compensation carbone. 

      compensation carbone

      Pour réguler le marché de la compensation carbone, le protocole de Kyoto prévoir donc des marchés de conformité, appelé aussi marché de compensation carbone réglementaire. Il s’adresse aux entreprises les plus polluantes des Etats signataires, qui peuvent échanger leurs crédits entre elles selon leur besoin. 

      Air France : compensation carbone Afin d'atteindre son objectif de réduction de 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 et d'alléger le Bilan Carbone du secteur des transports, la compagnie aérienne Air France fut la première à s'engager dans la compensation carbone de ses 450 vols intérieurs quotidiens.

      En France, certaines organisations comme les entreprises de plus de 500 salariés, les établissements publics de plus de 250 personnes ou les collectivités de plus de 50 000 habitants, ont l'obligation de réaliser un bilan carbone tous les trois ou quatre ans. Ils peuvent être amenées à compenser une partie de leurs émissions qu’ils n’auraient pas réussi à réduire.

      La compensation carbone volontaire

      En parallèle, un marché de compensation carbone volontaire a été créé dans le but de permettre aux entreprises non obligées et aux particuliers de participer à la neutralité climatique en finançant des projets environnementaux. Ainsi, des citoyens peuvent participer à ce qu’on appelle la compensation carbone des particuliers.

      Le gaz compensé carboneLes fournisseurs de gaz sont de plus en plus nombreux à offrir aux particuliers la possibilité de compenser les émissions générées par leur consommation de gaz, en souscrivant une offre de gaz compensé carbone. En effet, bien que le biogaz soit en plein essor, les offres de gaz de naturel restent les offres auxquelles souscrivent le plus de Français. Or, la combustion du gaz naturel émet du CO2 dans l'atmosphère ce qui ne cesse d'accentuer le réchauffement climatique.

      Crédits carbone : définition

      Dans chacun des marchés, le crédit carbone est utilisé. Lorsque qu’une personne ou une entreprise souhaite compenser ses émissions, elle acquiert le nombre de crédits carbone correspondant au volume de ses émissions de gaz à effet de serre. Le crédit carbone est une unité équivalente à 1 tonne de CO2eq évitée ou absorbée. Ainsi, pour compenser 1 tonne de CO2eq, il suffit d'acheter 1 crédit carbone.

      Sur le marché de compensation carbone volontaire, la demande de crédits carbone est parfois supérieure au nombre de projets existants. C’est pourquoi on distingue deux types de crédits carbone :

      • Le crédit carbone dit “ex-ante” : il est vendu avant même que les réductions d’émissions de CO2 n’aient eu lieu. Cette pratique est courant dans les projets forestiers, mais est très peu recommandée car elle comporte des risques : non réalisation du projet, non-respect de l'unicité du crédit. ;
      • Le crédit carbone dit "ex-post" : il correspond au financement du projet après que les émissions aient été évitées. Il est fortement recommandé de choisir un crédit ex-post quand on décide de financer un projet.

      Crédit carbone : prix Le prix d'un crédit carbone est extrêmement variable et en forte hausse ces dernières années. En moyenne, son prix se situe entre 5 et 50 €, mais dépendamment du projet financé en question, le prix peut également être inférieur à 5 € ou supérieur à 50 €.

      Les certifications et labels de la compensation carbone

      Pour s’assurer de la transparence et de la crédibilité d’un projet de réduction des émissions de gaz à effet de serre, des certifications et labels de compensation carbone ont été créés.

      Certification dans le cas de la compensation obligatoire

      Il existe deux types de mécanismes sur le marché de conformité prévu par le protocol de Kyoto :

      • Le MDP (mécanisme de développement propre) qui assure le financement de projets développés par les pays industrialisés dans les pays en développement ;
      • La MOC (mise en œuvre conjointe) qui assure l’investissement de projets développés entre pays industrialisés.

      Ces projets sont validés par la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) qui s’assure que les réductions d’émissions sont réelles, mesurables, vérifiables et additionnelles.

      Ctification dans le cas de la compensation volontaire

      Les labels volontaires, inspirés des certifications de Kyoto, offrent des garanties similaires de fiabilité aux projets :

      1. Mesurabilité des émissions évitées : les réductions de gaz à effet de serre sont mesurées à l’aide de méthodologies certifiées par un tiers indépendant ;
      2. Unicité des crédits carbone délivrés : la traçabilité des crédits permet d'éviter les risques de double compte d’émissions ;
      3. Suivi régulier du projet et vérification : le projet est suivi régulièrement par un auditeur indépendant ;
      4. Additionnalité : le porteur du projet doit prouver la réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport à une situation de référence et justifier que le projet n’aurait pas pu voir le jour sans le revenu issu de la vente de crédits carbone.
      5. Permanence du projet : la réduction s’inscrit dans un temps long, de minimum 7 ans. Les éventuels risques (catastrophe naturelle, incendies) sont anticipés.

       Sur le marché de compensation carbone volontaire, la certification par des labels n’est pas obligatoire, il est toutefois fortement recommandé de choisir d’acheter un crédit carbone d’un projet labellisé afin de s’assurer de l’unicité de celui-ci.

      Les labels de compensation carbone les plus représentés actuellement sur le marché

      Label Caractéristiques
      vcs

      Le Verified Carbon Standard (VCS)

      Créé par l’association VERRA en 2006, c’est le label le plus représenté. Il est présent sur près de la moitié du marché volontaire. Il est centré sur la qualité des économies de gaz à effet de serre et garantit que les réductions d’émissions des projets soient bien réelles, mesurables, vérifiables et additionnelles.
      gold standard

      Le Gold Standard (GS)

      Géré par le WWF, ce label fixe des exigences notamment en matière de bénéfices sur le développement socioéconomique du pays et l’implication de la population locale aux projets de compensation, ce qu’on appelle les co-bénéfices.
      plan vivo

      Le Plan Vivo

      Ce label regroupe les projets qui apportent des bénéfices environnementaux, sociaux et économiques dans la zone du projet et aux communautés locales comme la réduction du niveau de pauvreté, la conservation et la restauration des écosystèmes dégradés, la conservation et la protection de la biodiversité…
      climate action reserve

      Le Climate Action Reserve (CAR)

      Le standard CAR a développé ses propres critères d’éligibilité comme la vérification de l'additionnalité des réductions d’émissions et leur vérification par un tiers indépendant. Il a la particularité de ne rendre un projet éligible que lorsque ce dernier est localisé sur le territoire américain ou mexicain.

      À noter également, le REDD+ (Reducing Emissions from Deforestation and forest Degradation) qui n’est pas un label mais un programme de l’ONU, a également pour objectif de réduire les émissions de CO2 produites par la déforestation et la dégradation des forêts dans les pays en voie de développement. En donnant une valeur monétaire au carbone stocké par les forêts, le programme incite ces derniers à mettre en œuvre des politiques de lutte contre la déforestation, d’accroissement des ressources forestières et de gestion durable des forêts.

      Neutralité carbone : définition

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      La neutralité climatique, appelée aussi "neutralité carbone" a pour principe l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre, générées par l’activité humaine, et l’absorption de ces mêmes gaz, par des réservoirs naturels ou artificiels (appelés puits). Cette notion n'a de sens qu'à l'échelle planétaire. Elle était au coeur des débats de la COP21. A l'échelle de pays, puis des organisations, il est possible de contribuer à cet effort global et de se fixer des objectifs "zéro-émission nette". Pour pavenir à ces objectifs, on peut faire appel aux financement de projets environnementaux permettant d'absorber ou d'éviter l'émission d'une quantité de CO2 équivalente à celle produite par leur activité.

      Qu’est-ce que l’Accord de Paris ?En 2015 a eu lieu la COP 21 (21ème Conférence des Parties) des Nations Unies sur les changements climatiques. L’objectif était d’obtenir la signature d’un nouvel accord international ayant pour but de limiter le réchauffement global à 2°C d’ici 2100.

      Pour lutter contre le changement climatique en France, le gouvernement a mis en place la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). Adoptée en 2015, la SNBC a été révisée très récemment, en avril 2020, établissant les budgets carbone jusqu’en 2033. Cette stratégie se définit par un plan de décarbonation de l'économie en France. Elle concerne tous les secteurs d’activité : bâtiments, transports, agriculture, industrie, énergies, etc. Ses deux objectifs sont :

      1. Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 pour ainsi faire de l’Accord de Paris une réalité pour la France, c’est-à-dire diviser par 6 ses émissions de gaz à effet de serre sur son territoire par rapport à 1990. Concrètement, cela équivaut à réduire les émissions du pays à 80 MtCO2e, contre 445 en 2018 ;
      2. Réduire l’empreinte carbone de la consommation des Français par le biais d’actions d’éducation et de sensibilisation, ainsi que de formation professionnelle.

      La compensation carbone : solution ou illusion ?

      Qu’elle soit réglementée ou volontaire, la compensation carbone fait l’objet de nombreuses critiques à travers le monde : 

      • financer des projets de compensation carbone inciterait les entreprises à reporter leurs efforts de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, selon d’autres
      • certains affirment que la compensation volontaire reviendrait à s’acheter une conscience environnementale.

      Il est important de comprendre que la compensation carbone n’est pas une fin en soi.

      Le greenwashing et la compensation carboneUne démarche de compensation carbone volontaire peut être associé à du greenwashing lorsque certaines organisations ou particuliers se dérobent à la réduction de leurs émissions en les compensant. Par exemple, certaines entreprises s'affirment "neutres en carbone" alors que leurs émissions continuent d'augmenter et que la seule action entreprise est une démarche de compensation. En effet, le mécanisme de compensation est une solution temporaire, et n'a de sens que si les organisations s’engagent au préalable dans des actions de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre sur le long terme.

      La compensation carbone est un terme qui prête à confusion. Qu'elle compense ou non ses émissions, la quantité de gaz à effet de serre rejetée par une personne dans l’atmosphère reste la même. C’est pourquoi il faut faire attention au terme “neutralité carbone”, qui est désormais encadré par la loi.

      Pour lutter contre le greenwashing autour de la compensation carbone, les recommandations suivantes sont à prendre en compte :

      • Avant même d’acheter des crédits carbone, il est important d’être transparent quant à sa stratégie de compensation carbone ;
      • L’achat de crédits carbone doit toujours être additionnel à une stratégie de réduction d'émission de gaz à effet de serre ;
      • Les crédits carbone achetés doivent répondre à des critères de qualité stricts ;
      • Pour les organisations ou particuliers n’ayant pas les moyens de réduire leurs émissions, l’achat de crédits carbone ne doit être envisagé que comme une étape temporaire vers une décarbonation à plus long terme.

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