88 €
prix moyen du stère en 2026
bûches de 33 cm, hors livraison
≈ 1 900 kWh
par stère de chêne sec
bois à moins de 20 % d’humidité
4 fois
moins cher que l’électricité
≈ 5 c€/kWh contre ≈ 19 c€/kWh
18-24
mois de séchage
avant de brûler vos bûches

Qu’est-ce qu’un stère de bois ? Définition et équivalences

Un stère de bois est une unité de mesure correspondant à 1 m³ apparent de bûches d’un mètre de long empilées, vides d’air compris : un tas d’un mètre de long, un mètre de large et un mètre de haut. Une fois les bûches recoupées en 50, 33 ou 25 cm, elles se rangent mieux : le même stère n’occupe alors plus que 0,8, 0,7 ou 0,6 m³ apparent.

Stère, mètre cube apparent, mètre cube plein : les équivalences

Le stère ne fait plus partie des unités légales depuis 1978 (décret n° 75-1200) : les professionnels doivent facturer en mètres cubes apparents. Dans les faits, le mot « stère » reste utilisé partout, d’où de fréquentes confusions au moment de la livraison. Ce tableau permet de vérifier le volume reçu :

Équivalences d’un stère de bois selon la longueur de coupe des bûches
Longueur des bûches Volume apparent occupé par 1 stère Bois plein (hors vides d’air)
Bûches de 1 m 1 m³ apparent ≈ 0,6 à 0,75 m³ de bois massif
Bûches de 50 cm ≈ 0,8 m³ apparent
Bûches de 33 cm ≈ 0,7 m³ apparent
Bûches de 25 cm ≈ 0,6 m³ apparent

Côté poids, un stère de feuillus durs secs (chêne, hêtre, charme) pèse environ 400 à 500 kg, contre 300 à 350 kg pour des résineux. Il contient en moyenne 80 à 120 bûches selon leur diamètre et leur coupe.

Combien de kWh dans un stère de bois ?

L’énergie contenue dans un stère dépend de deux facteurs : l’essence (les bois durs sont plus denses) et surtout l’humidité. Un bois sec à moins de 20 % d’humidité délivre environ 4 kWh par kilo (fiche technique CNPF), contre à peine 2,8 kWh/kg pour un bois fraîchement coupé.

Énergie approximative d’un stère de bois selon l’essence et l’humidité
Type de bois Bois sec (< 20 % d’humidité) Bois mi-sec (≈ 35 % d’humidité)
Feuillus durs (chêne, hêtre, charme, frêne) ≈ 1 700 à 2 000 kWh ≈ 1 300 à 1 500 kWh
Feuillus tendres et résineux (peuplier, sapin, épicéa) ≈ 1 400 à 1 600 kWh ≈ 1 000 à 1 200 kWh

Retenez l’ordre de grandeur : 1 stère de bois dur sec ≈ 1 900 kWh, soit l’équivalent d’environ 190 litres de fioul ou 170 m³ de gaz naturel. Brûler du bois humide, c’est perdre jusqu’à un tiers de cette énergie dans l’évaporation de l’eau — et encrasser son appareil.

Prix d’un stère de bois en 2026

En 2026, le prix d’un stère de bois se situe entre 70 et 130 € livré en France, selon la longueur de coupe, l’essence, la région et la quantité commandée. Ramené à l’énergie produite, cela représente environ 4,5 à 5,5 centimes d’euro par kWh : le bois bûche reste l’énergie de chauffage la moins chère du marché.

Prix selon la longueur des bûches et la livraison

Règle contre-intuitive : plus la bûche est courte, plus le stère est cher. La recoupe en 33 ou 25 cm demande de la main-d’œuvre supplémentaire, alors même que le volume apparent livré diminue.

Prix moyen d’un stère de bois en 2026 selon la longueur de coupe (bois sec, en vrac)
Longueur des bûches Prix moyen constaté Fourchette courante
Bûches de 1 m ≈ 72 € 55 à 90 €
Bûches de 50 cm ≈ 83 € 65 à 100 €
Bûches de 33 cm ≈ 88 € 70 à 110 €
Bûches de 25 cm ≈ 93 € 75 à 130 €

Source : baromètre national bois-de-chauffage.net, prix moyens observés chez les producteurs, mis à jour en continu. Les indices trimestriels du CEEB (Centre d’études de l’économie du bois) confirment cette tendance de prix stables à légèrement haussiers depuis 2024.

Pour la livraison, comptez en général un forfait ou un supplément de 2 à 10 € par stère au-delà de 15 à 20 km du dépôt ; elle est souvent offerte à partir de 4 ou 5 stères. Sur les petites quantités en palette ou en sacs (grandes surfaces de bricolage, plateformes en ligne), le prix ramené au stère peut dépasser 150 € : la livraison représente alors jusqu’à 30 % du prix final.

Les facteurs qui font varier le prix

  • L’essence : les feuillus durs (chêne, charme, hêtre) se vendent plus cher que les résineux, mais délivrent plus de chaleur par stère ;
  • L’humidité : un bois « prêt à brûler » séché à moins de 20 % coûte 10 à 20 % de plus qu’un bois mi-sec à sécher soi-même ;
  • La longueur de coupe : chaque recoupe supplémentaire (50 → 33 → 25 cm) ajoute environ 5 à 10 € par stère ;
  • La région : environ 80 € le stère de 33 cm en Bourgogne ou en Auvergne-Rhône-Alpes, proches des massifs forestiers, contre 100 à 115 € en Bretagne, en Île-de-France ou en PACA ;
  • La saison : commander au printemps ou en été permet d’économiser 15 à 20 % par rapport aux prix de plein hiver ;
  • La quantité : le prix unitaire baisse sensiblement à partir de 4 ou 5 stères, et davantage encore par camion complet.

Où et quand acheter son bois de chauffage ?

Les circuits d’achat

Il existe plusieurs circuits pour acheter des bûches, du moins cher au plus pratique :

  • Les producteurs, scieries et exploitants forestiers locaux : le meilleur rapport qualité-prix, surtout en grande quantité ;
  • Les agriculteurs et céréaliers, qui vendent souvent du bois en 1 m ou 50 cm à prix serré ;
  • Les plateformes en ligne spécialisées, avec livraison à domicile et bois certifié sec ;
  • Les grandes surfaces de bricolage : pratiques pour dépanner en sacs ou filets, mais nettement plus chères au stère.

Pour un approvisionnement par camion complet, vous pouvez contacter directement un producteur comme Sotransbois. Le bois est alors livré :

  • en vrac, benné directement sur votre lieu de stockage ;
  • sur palette, en quantité prédéfinie (demi-stère, stère complet), plus facile à ranger ;
  • en sacs ou filets de 10 à 20 kg, prêts à l’emploi pour les petits besoins.

Quand acheter ? Anticipez dès le printemps

Le bon réflexe consiste à commander son bois entre mars et juillet : la demande est faible, les producteurs déstockent et les prix sont 15 à 20 % inférieurs à ceux de l’hiver. Acheter tôt laisse aussi à un bois mi-sec le temps de finir de sécher sous abri avant la saison de chauffe. À l’inverse, commander en novembre expose à des délais de livraison longs, à des ruptures sur les bûches courtes… et aux tarifs les plus élevés de l’année.

Où trouver du bois gratuit ?

Il est possible de récupérer du bois de chauffage gratuitement, à condition d’accepter de le couper, le fendre et le faire sécher soi-même :

  • demandez autour de vous : famille, amis ou voisins ont parfois des arbres tombés ou à abattre ;
  • surveillez les sites de petites annonces, où des bûches sont offertes contre un coup de main ;
  • contactez les paysagistes, élagueurs et entreprises d’abattage, qui cherchent souvent à écouler leurs coupes ;
  • renseignez-vous auprès de votre commune ou de l’ONF sur l’affouage, qui permet aux habitants d’exploiter des parcelles communales à très bas coût.

Combien de stères pour se chauffer un hiver ?

La quantité de bois nécessaire pour un hiver dépend de la surface chauffée, de l’isolation du logement, du climat régional, du rendement de l’appareil et de vos habitudes. Les ordres de grandeur constatés :

  • chauffage d’appoint (cheminée, poêle utilisé le soir et le week-end) : 2 à 4 stères par hiver ;
  • chauffage principal d’une maison de 100 m² bien isolée avec un poêle à bois performant : 4 à 6 stères ;
  • chauffage principal avec une chaudière à bois ou dans une maison peu isolée : 8 à 12 stères.

Pour affiner l’estimation, on peut utiliser la formule suivante :

Quantité de bois nécessaire = (volume chauffé × nombre de jours d’utilisation × besoin en énergie par m³) / pouvoir calorifique du bois

Exemple : une maison de 100 m² consommant 10 000 kWh de chauffage par an, équipée d’un poêle à 75 % de rendement, aura besoin d’environ 13 300 kWh de bois, soit 7 stères de bois dur sec (13 300 ÷ 1 900). Bien sec et bien utilisé, un stère couvre ainsi 2 à 4 semaines de chauffage principal en plein hiver.

Quel bois choisir et comment bien le stocker ?

Les meilleures essences de bois de chauffage

  • Les feuillus durs (chêne, charme, hêtre, frêne) : denses, ils brûlent lentement et dégagent le plus de chaleur par stère — le meilleur choix pour un chauffage principal ;
  • Les feuillus tendres (peuplier, bouleau, saule) : ils s’enflamment vite mais se consument rapidement, utiles pour l’allumage et la mi-saison ;
  • Les résineux (pin, sapin, épicéa) : montée en température rapide, mais ils projettent des étincelles et encrassent les conduits — à réserver aux appareils fermés et à mélanger avec des feuillus.

Pour une chaudière biomasse, respectez surtout les préconisations du fabricant : bois sec à moins de 20 % d’humidité, sans traitement chimique ni vernis. Il existe aussi des chaudières mixtes bois et pellets qui combinent bûches et granulés.

Sécher et stocker ses bûches

Un bois fraîchement coupé contient 45 à 50 % d’eau ; il doit descendre sous les 20 % d’humidité pour brûler correctement, ce qui demande 18 à 24 mois de séchage pour des feuillus durs. Les bonnes pratiques :

  1. stocker le bois dans un endroit sec et ventilé, à l’abri de la pluie : appentis, hangar, abri-bûches ouvert sur un côté ;
  2. surélever le tas sur des palettes ou des madriers pour couper les remontées d’humidité du sol ;
  3. laisser l’air circuler : ne pas coller le tas contre un mur ni le bâcher hermétiquement (couvrir seulement le dessus) ;
  4. fendre les grosses bûches, qui sèchent deux à trois fois plus vite qu’un rondin entier ;
  5. contrôler l’humidité avant la saison de chauffe avec un testeur (une quinzaine d’euros) : en dessous de 20 %, le bois est prêt.

Bois, granulés, gaz, électricité : quelle énergie est la moins chère ?

Ramené au kilowattheure de chaleur, le bois bûche reste en 2026 l’énergie de chauffage la moins chère de France, devant les granulés, loin devant le gaz et l’électricité :

Prix comparé du kWh de chauffage par énergie en 2026
Énergie Prix indicatif du kWh Base de calcul
Bois bûche ≈ 4,5 à 5,5 c€ stère de 33 cm à 88 € / ≈ 1 800 kWh
Granulés de bois (vrac) ≈ 8 c€ ≈ 370 € la tonne livrée (indice Propellet)
Gaz naturel ≈ 11,8 c€ prix repère CRE, client chauffage, juin 2026
Électricité ≈ 19,4 c€ tarif réglementé EDF, option base, 2026

L’écart est massif : à besoin de chaleur égal, se chauffer aux bûches coûte environ 4 fois moins cher qu’un chauffage électrique direct et 2 fois moins cher que le gaz. En contrepartie, le bois demande de la manutention, un espace de stockage et un entretien régulier de l’appareil (ramonage obligatoire une à deux fois par an).

Bon à savoir : l’installation d’un appareil performant est soutenue par les aides à la rénovation énergétique. En 2026, MaPrimeRénov’ accorde jusqu’à 1 250 € pour un poêle à bûches (ménages très modestes, appareil à rendement ≥ 75 % posé par un professionnel RGE), cumulables avec la prime CEE et la TVA réduite. Les poêles à bûches restent éligibles jusqu’au 31 décembre 2026.

Quel impact environnemental pour le chauffage au bois ?

Le bois est une source d’énergie renouvelable : le CO₂ émis à la combustion correspond à celui capté par l’arbre pendant sa croissance, à condition que le bois provienne de forêts gérées durablement (labels PEFC ou FSC, circuits courts). Son bilan carbone est ainsi très inférieur à celui du gaz ou du fioul, et la filière bois-énergie française repose à plus de 80 % sur des ressources locales.

Un point de vigilance honnête s’impose néanmoins : le chauffage au bois domestique est la première source d’émissions de particules fines (PM2,5) en France, responsable d’environ la moitié des émissions nationales selon l’inventaire du CITEPA. L’essentiel provient des foyers ouverts et des vieux appareils. Pour se chauffer au bois proprement :

  • remplacer une cheminée ouverte (rendement ≈ 10 %) par un appareil récent labellisé Flamme Verte 7 étoiles, qui divise les émissions de particules par 10 ou plus ;
  • brûler exclusivement du bois sec à moins de 20 % d’humidité — le bois humide double les émissions de fumées ;
  • pratiquer l’allumage par le haut et entretenir l’appareil (ramonage, joints, réglage d’air) ;
  • respecter les restrictions locales éventuelles lors des pics de pollution hivernaux.

Questions fréquentes

En 2026, un stère de bois sec coûte en moyenne 72 € en bûches de 1 m, 83 € en 50 cm, 88 € en 33 cm et 93 € en 25 cm, hors livraison. Selon la région et la saison, la fourchette réelle s’étend de 55 à 130 € le stère. Les prix sont les plus bas au printemps, près des grands massifs forestiers, et pour les commandes de 4 stères et plus.

Comptez 2 à 4 stères pour un chauffage d’appoint (soirées et week-ends), 4 à 6 stères pour chauffer une maison de 100 m² bien isolée avec un poêle performant, et 8 à 12 stères avec une chaudière à bûches ou dans un logement mal isolé. Un stère de bois dur sec fournit environ 1 900 kWh, soit 2 à 4 semaines de chauffage principal en plein hiver.

Un stère correspond à 1 m³ apparent de bûches de 1 m empilées, vides d’air compris. Une fois recoupées, les bûches se rangent mieux : le même stère n’occupe plus que 0,8 m³ en 50 cm, 0,7 m³ en 33 cm et 0,6 m³ en 25 cm. Le stère n’est d’ailleurs plus une unité légale depuis 1978 : les professionnels doivent facturer en mètres cubes apparents.

Privilégiez les feuillus durs — chêne, charme, hêtre, frêne — qui offrent le meilleur pouvoir calorifique et une combustion lente. Les résineux (pin, sapin) montent vite en température mais encrassent les conduits, et les feuillus tendres brûlent trop vite pour un usage principal. Dans tous les cas, exigez un bois sec à moins de 20 % d’humidité, non traité et non peint.

Entre mars et juillet : la demande est faible et les prix sont 15 à 20 % inférieurs à ceux de l’hiver. Acheter au printemps laisse aussi le temps à un bois mi-sec de finir de sécher sous abri avant la saison de chauffe, alors qu’une commande passée en novembre cumule tarifs hauts, délais de livraison et risque de rupture sur les bûches courtes.