33,8 %
de l’électricité mondiale
d’origine renouvelable en 2025 (Ember)
692 GW
installés dans le monde en 2025
un record absolu (IRENA)
23 %
de l’énergie consommée en France
en 2024 (SDES)
42,5 %
objectif européen pour 2030
directive RED III

Énergie renouvelable : définition

Une énergie renouvelable (EnR) est une énergie produite à partir d’une source que la nature reconstitue en permanence, aussi vite qu’elle est consommée : le soleil, le vent, l’eau, la chaleur de la terre et la biomasse. Contrairement aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel), elle est inépuisable à l’échelle humaine et n’émet pas ou très peu de gaz à effet de serre.

Tout comme les énergies non renouvelables, les énergies renouvelables permettent de produire de l’électricité, de la chaleur, du gaz et du carburant (appelés respectivement biogaz et biocarburant). Leur développement est l’un des piliers de la transition énergétique et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Énergie renouvelable, énergie verte, énergie décarbonée : quelles différences ?

Ces trois notions sont proches mais ne se recouvrent pas exactement : une énergie verte est une énergie à la fois propre et renouvelable, tandis qu’une énergie décarbonée est simplement une énergie qui n’émet pas (ou très peu) de CO2 lors de sa production — qu’elle soit renouvelable ou non.

Énergie renouvelable, verte et décarbonée : comparaison des trois notions
Notion Critère Exemples
Énergie renouvelable La source se régénère naturellement et en continu Solaire, éolien, hydraulique, biomasse, géothermie
Énergie verte Renouvelable ET propre (très peu polluante) Électricité verte, biogaz
Énergie décarbonée N’émet pas ou peu de CO2, sans être forcément renouvelable Nucléaire, mais aussi toutes les EnR

Énergie renouvelable et énergie non renouvelable : quelle différence ?

Une énergie non renouvelable, par opposition, est une énergie produite par la combustion de sources fossiles en voie de raréfaction : le charbon, le pétrole, le gaz naturel, etc. Bien que les réserves soient vastes, elles ne sont pas inépuisables et leurs stocks s’amenuisent d’année en année.

Baril de pétrole

Au rythme de consommation mondiale actuelle, les ressources fossiles s’épuisent. D’après EDF, elles seront épuisées d’ici :

  • 54 ans pour le pétrole ;
  • 63 ans pour le gaz naturel ;
  • 100 ans pour l’uranium ;
  • 112 ans pour le charbon.

Les énergies fossiles sont la principale cause des émissions de dioxyde de carbone (CO2) en France. Il est donc impératif de réduire notre dépendance aux énergies fossiles pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre. Soutenir le développement des énergies renouvelables est indispensable pour lutter contre le réchauffement climatique en France et atteindre la neutralité carbone en 2050.

Quelles sont les 5 familles d’énergies renouvelables ?

Les énergies renouvelables proviennent principalement de cinq sources naturelles : l’eau, le vent, le soleil, la biomasse et la chaleur de la terre, auxquelles s’ajoutent les énergies marines. On distingue ainsi cinq grandes familles :

  1. L’énergie hydraulique, première source d’électricité renouvelable en France
  2. L’énergie éolienne, source d’énergie verte inépuisable
  3. L’énergie solaire, énergie propre captée par les panneaux solaires
  4. L’énergie biomasse, principalement utilisée pour le chauffage
  5. L’énergie géothermique, ressource verte non intermittente

L’énergie renouvelable hydraulique

Image d'un barrage hydraulique

L’énergie hydraulique s’obtient par l’exploitation de l’eau via les barrages et les cours d’eau. Les mouvements de l’eau actionnent des turbines qui produisent de l’électricité. Plus la pression de l’eau est forte, plus la production d’énergie est importante ; elle dépend donc des précipitations et du débit des cours d’eau.

La France bénéficie d’un fort potentiel hydraulique et dispose de plus de 2 000 installations à travers tout le pays. L’hydraulique reste la première source d’électricité renouvelable française, avec 62,4 TWh produits en 2025 selon le Bilan électrique de RTE. Au niveau européen, la France est l’un des principaux producteurs, avec la Suède. Retrouvez le détail des avantages et inconvénients de l’énergie hydraulique.

L’énergie renouvelable éolienne

Une eolienne

L’énergie éolienne exploite l’énergie cinétique du vent à l’aide d’éoliennes. Celles-ci peuvent être installées sur terre ou en mer : on parle respectivement d’éoliennes onshore et offshore. Les premières sont techniquement plus simples à installer, mais les secondes sont plus efficaces en termes de production d’énergie. Il existe même des éoliennes domestiques pour produire sa propre électricité chez soi.

L’énergie éolienne a connu une forte expansion ces vingt dernières années : elle représente aujourd’hui 12 % de la production primaire d’énergies renouvelables en France (46 TWh en 2024 selon le SDES). C’est toutefois une énergie intermittente : les éoliennes ne produisent de l’électricité que lorsqu’il y a du vent, ce qui explique les variations de production d’une année à l’autre.

L’énergie renouvelable solaire

Maison avec panneaux solaires

L’énergie solaire, tout comme l’énergie éolienne, est une énergie intermittente qui dépend de la lumière du soleil. C’est la filière renouvelable qui progresse le plus vite au monde : le solaire a représenté près des trois quarts des nouvelles capacités renouvelables installées en 2025 selon l’IRENA.

Il est important de distinguer deux types d’énergie solaire :

  1. L’énergie solaire photovoltaïque, correspondant à l’électricité produite via des installations solaires photovoltaïques ;
  2. L’énergie solaire thermique, correspondant à la chaleur générée par les capteurs thermiques.

L’énergie solaire photovoltaïque s’est considérablement développée en France grâce à la baisse du prix des panneaux photovoltaïques et aux aides de l’État qui encouragent l’autoconsommation. Fait historique : fin 2025, avec 30,4 GW installés, la puissance solaire française dépasse pour la première fois celle de l’hydraulique (25,7 GW), selon RTE.

L’énergie renouvelable biomasse

L’énergie biomasse est issue de la combustion du bois ou de la méthanisation de matières organiques. Elle peut produire aussi bien de l’électricité que de la chaleur ou du carburant.

En France, la biomasse solide est principalement destinée à produire de la chaleur. Le bois-énergie est la première filière renouvelable du pays : il représente 30 % de la production primaire d’énergies renouvelables (116 TWh en 2024) et reste l’énergie renouvelable la plus répandue dans le secteur résidentiel (cuisinières, chaudières biomasse et poêles).

biomasse

La filière du biogaz est en plein essor : sa production primaire a progressé de 10,3 % en 2024. La loi n°2015-992 du 17 août 2015 de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) fixe un objectif de 10 % de gaz renouvelable dans les réseaux d’ici 2030. Le secteur constitue un levier majeur de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les biocarburants représentent quant à eux 5 % de la production primaire d’énergies renouvelables (19 TWh en 2024) et sont essentiellement consommés dans les transports, majoritairement sous forme de biodiesel.

L’énergie renouvelable géothermique

La géothermie est l’extraction de la chaleur contenue dans le sol. En fonction de la profondeur à laquelle elle est puisée, l’énergie géothermique peut produire de la chaleur comme de l’électricité. En France, elle est principalement exploitée sous forme de chaleur, notamment via les pompes à chaleur géothermiques.

Il s’agit de l’une des seules énergies renouvelables, avec la biomasse, qui ne soit pas intermittente : elle ne dépend pas des conditions météorologiques. À noter que les pompes à chaleur dans leur ensemble (aérothermiques et géothermiques) représentent 14 % de la production primaire d’EnR française (52 TWh en 2024), la France étant le premier producteur européen de chaleur par pompes à chaleur.

Avantages et inconvénients des énergies renouvelables

Les avantages des énergies renouvelables

  • Des sources inépuisables à l’échelle humaine, contrairement aux énergies fossiles ;
  • Très peu d’émissions de gaz à effet de serre : le mix électrique français, largement décarboné, n’émet que 19,6 g CO2eq/kWh en 2025 selon RTE ;
  • Une indépendance énergétique renforcée : produire local réduit les importations de pétrole et de gaz ;
  • Des coûts en forte baisse, en particulier pour le solaire photovoltaïque, devenu l’une des sources d’électricité les moins chères au monde ;
  • Des emplois locaux non délocalisables dans l’installation et la maintenance.

Les inconvénients des énergies renouvelables

  • L’intermittence : le solaire et l’éolien ne produisent que lorsqu’il y a du soleil ou du vent ;
  • Le besoin de stockage et d’adaptation des réseaux électriques pour lisser cette production variable ;
  • Un investissement initial élevé pour certaines installations (barrages, éolien offshore, géothermie profonde) ;
  • Des impacts locaux possibles sur les paysages et la biodiversité (barrages, parcs éoliens), à maîtriser au cas par cas.

La part des énergies renouvelables en France et dans le monde

En France : 23 % de l’énergie consommée en 2024

Les énergies renouvelables connaissent un essor considérable en France. Selon les chiffres clés du SDES (édition 2025), elles représentent 23,0 % de la consommation finale brute d’énergie en 2024 (données provisoires), contre 22,4 % en 2023. La progression reste toutefois insuffisante : la loi énergie-climat de 2019 fixe un objectif de 33 % en 2030.

Côté électricité, les EnR ont fourni 27 % de la production électrique française en 2024 (152 TWh). En ajoutant le nucléaire, plus de 95 % de l’électricité produite en France est bas-carbone : 95,2 % en 2025 selon le Bilan électrique 2025 de RTE, un record historique.

Production primaire d’énergies renouvelables par filière en France en 2024 (total : 381 TWh)
Part de chaque filière dans la production primaire d’énergies renouvelables en France en 2024
Énergie renouvelable Production 2024 Part
Bois-énergie 116 TWh 30 %
Hydraulique renouvelable 72 TWh 19 %
Pompes à chaleur 52 TWh 14 %
Éolien 46 TWh 12 %
Biogaz 24 TWh 6 %
Solaire photovoltaïque 24 TWh 6 %
Biocarburants 19 TWh 5 %
Déchets renouvelables 15 TWh 4 %
Autres (géothermie, résidus agricoles, solaire thermique, énergies marines) 13 TWh 3 %

Source : Chiffres clés des énergies renouvelables — Édition 2025 (données provisoires 2024)

Dans le monde : les renouvelables dépassent le charbon

À l’échelle mondiale, les énergies renouvelables ont franchi deux caps historiques coup sur coup. En 2024, elles ont dépassé pour la première fois 30 % de la production mondiale d’électricité (32 %). En 2025, elles atteignent 33,8 % et dépassent le charbon (33,0 %) pour la première fois de l’histoire moderne, selon le Global Electricity Review d’Ember.

Côté capacités, le monde a installé un record de 692 GW de nouvelles capacités renouvelables en 2025, portant le parc mondial à 5 149 GW selon l’IRENA. Le solaire concentre à lui seul près des trois quarts de ces ajouts. Cette dynamique concerne aussi l’Afrique, dont les capacités ont progressé de 15,9 % en 2025 : le Maroc, par exemple, vise 52 % de capacité électrique renouvelable d’ici 2030, et les EnR représentaient déjà environ 45 % de sa puissance installée en 2024.

Quels objectifs pour 2030 ?

L’Union européenne a rehaussé son ambition avec la directive RED III (2023) : au moins 42,5 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie de l’UE en 2030, avec une cible indicative de 45 %. En France, la loi énergie-climat de 2019 fixe l’objectif national à 33 %, décliné par usage : 40 % de l’électricité, 38 % de la chaleur et 15 % des carburants devront être renouvelables en 2030.

Part des énergies renouvelables par usage en France : réalisé 2024 vs objectif 2030
Source : SDES, Chiffres clés des énergies renouvelables — Édition 2025 ; objectifs : lois LTECV 2015 et énergie-climat 2019

La France doit donc fortement accélérer le développement des EnR pour respecter la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC). Selon le ministère de la Transition écologique, la croissance devrait être portée en priorité par le solaire photovoltaïque, les pompes à chaleur, le biogaz et la filière éolienne.

Comment souscrire une offre d’énergie verte ?

Lorsque de l’énergie verte est produite, elle est injectée dans le réseau global de distribution et mélangée à l’énergie grise. En souscrivant une offre verte, un abonné ne consomme donc pas directement de l’énergie verte, mais contribue indirectement à la production d’énergie renouvelable et donc à la transition énergétique.

Depuis l’ouverture du marché de l’énergie en 2007, les fournisseurs verts qui proposent des offres d’énergie verte sont de plus en plus nombreux. Contrairement aux idées reçues, ces offres ne sont pas toujours plus chères que les tarifs réglementés d’EDF ou d’Engie.

Afin d’assurer la traçabilité de l’énergie verte, un système de garanties d’origine a été mis en place : pour chaque kWh consommé, un kWh d’énergie verte est réinjecté dans le réseau de distribution global.

Les offres d’électricité verte se divisent en deux catégories :

  1. Les offres standards d’électricité verte : l’électricité est achetée sur le marché tandis que les garanties d’origine sont achetées séparément ;
  2. Les offres d’électricité verte dites « premium » : l’électricité verte et les garanties d’origine sont achetées simultanément auprès du même producteur.
infographie electricite verte

Envie d’aller plus loin ? Calculez l’empreinte carbone de votre consommation d’énergie et retrouvez nos autres guides pratiques sur la protection de l’environnement et le développement des énergies vertes !

Questions fréquentes

Les cinq grandes familles d’énergies renouvelables sont l’énergie solaire (photovoltaïque et thermique), l’énergie éolienne, l’énergie hydraulique, la biomasse (bois-énergie, biogaz, biocarburants) et la géothermie. Les énergies marines (marémotrice, hydrolienne) constituent une sixième famille émergente.

Une énergie renouvelable provient d’une source qui se régénère naturellement (soleil, vent, eau, biomasse, chaleur de la terre). Une énergie verte est une énergie à la fois renouvelable et propre, c’est-à-dire très peu polluante. Le nucléaire, par exemple, est décarboné mais n’est ni vert ni renouvelable, car l’uranium est une ressource limitée.

En 2024, les énergies renouvelables représentent 23 % de la consommation finale brute d’énergie en France et 27 % de la production d’électricité, selon le SDES. L’objectif fixé par la loi énergie-climat de 2019 est d’atteindre 33 % en 2030.

Les énergies renouvelables permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, de remplacer des ressources fossiles en voie d’épuisement, de renforcer l’indépendance énergétique des pays et de créer des emplois locaux. Leurs coûts, notamment ceux du solaire, ont par ailleurs fortement baissé.

En 2025, les énergies renouvelables ont produit 33,8 % de l’électricité mondiale et dépassé le charbon (33,0 %) pour la première fois, selon le think tank Ember. Le monde a également installé un record de 692 GW de nouvelles capacités renouvelables en 2025 d’après l’IRENA.