Neutralité carbone : définition, objectif 2050, stratégie

Une balance montrant l'équilibre entre les émissions de CO2 et la captation permise par les forêts.

Face à l’urgence climatique, de nombreux pays (dont la France), institutions et entreprises se sont engagées à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Cette résolution est jugée impérative par les experts du climat afin de pouvoir limiter le réchauffement climatique. Mais de quoi retourne-t-il exactement ? Nous vous expliquons tout dans cet article !


Neutralité carbone : définition et enjeux

La neutralité climatique a pour principe l’équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre, générées par l’activité humaine, et l’absorption de ces mêmes gaz par des réservoirs naturels ou artificiels (appelés puits).

Le gaz à effet de serre (GES) le plus connu, et ayant le plus grand impact sur le réchauffement climatique, est le dioxyde de carbone (CO2). Selon le GIEC, il représente 76% des émissions de GES. C’est pourquoi on parle plus souvent de neutralité carbone et de puits de carbone.

Quelles sont les principales sources d’émissions de CO2 ?

Source : AIE, 2020

Quel que soit le secteur économique concerné, c’est l’utilisation d’énergies fossiles qui est responsable de la majeure partie des émissions de CO2. L’un des principaux enjeux de la neutralité carbone est donc celui de notre dépendance énergétique vis-à-vis des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz).

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Qu’est-ce qu’un puits de carbone ?

Un exemple de puits de carbone naturel : les forêts

On nomme puits de carbone tout système qui absorbe plus de carbone qu’il n’en émet. Dans la nature, on trouve des puits qui jouent un rôle primordial dans la régulation du climat et dans le maintien des grands équilibres de notre planète : c’est le cas du sol, des forêts et des océans.

Toutefois, les émissions humaines ont de loin dépassé les capacités d’absorption de ces systèmes, et il n’existe à ce jour aucun puits capable d’absorber suffisamment de carbone atmosphérique pour lutter contre le réchauffement climatique.

En effet, on estime que les puits naturels absorbent entre 9,5 et 11 gigatonnes de CO2 par an, contre 38 gigatonnes émises en 2019.

Ainsi, pour pouvoir atteindre la neutralité carbone, il est nécessaire :

  • de réduire les émissions mondiales de CO2 ;
  • d’investir dans le développement des puits de carbone.

La neutralité carbone en 2050 : un objectif prioritaire

L’accord de Paris sur le climat affirme, dans son article 4 : Les Parties cherchent (...) à parvenir à un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre au cours de la deuxième moitié du siècle. C’est ainsi que naît l’objectif 2050 de la neutralité carbone pour tous les pays signataires. Cet objectif a depuis été réaffirmé à différentes échelles.

Selon les experts du GIEC, atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 est une condition sine qua non de la limitation du réchauffement climatique à +1,5°C.

En avril 2021, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen se sont entendus sur la loi européenne sur le climat. Cette loi fixe un objectif juridiquement contraignant de zéro émission nette de gaz à effet de serre d'ici 2050 pour tous les pays membres.

À l’échelle française, c’est la loi énergie-climat de 2019 qui affirme cet objectif. Cependant, le Haut Conseil pour le Climat (HCM) estime que la France est actuellement en retard dans ses objectifs climatiques.

Le rôle de la compensation carbone

La neutralité carbone en tant qu’objectif comporte donc deux volets :

  1. Réduire drastiquement les émissions de carbone en s’engageant dans une véritable transition écologique ;
  2. Développer des puits de carbone pour capter les émissions qui restent incompressibles.

La compensation carbone recouvre ces deux points : en finançant des projets environnementaux qui permettent d’émettre moins de GES (1), ou d’en absorber plus (2), on compense ses propres émissions et on s’engage de fait dans l’objectif de neutralité carbone.

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Cette pratique est aujourd’hui facilement accessible aux particuliers et leur permet de viser la neutralité à l’échelle individuelle en :

  1. Calculant son empreinte carbone ;
  2. Réduisant au maximum son propre impact carbone ;
  3. Compensant les émissions de CO2 inévitables.

La compensation peut notamment s’effectuer en investissant dans des projets forestiers (contribuant ainsi à développer les puits de carbone) ou dans des projets liés aux énergies renouvelables (contribuant à la production d'énergies renouvelables en remplacement des énergies fossiles).

Selectra propose par exemple aux particuliers de financer le projet Gandhi, consistant en la création d’un parc éolien en Inde. Il est également possible d'offrir une carte cadeau compensation carbone pour sensibiliser ses proches à la thématique.

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Comment atteindre la neutralité carbone ?

La responsabilité particulière des États

Neutralité carbone

La définition de la neutralité carbone en tant qu’objectif de lutte contre le réchauffement se fait à l’échelle planétaire. Toutefois, on peut se demander si chaque acteur doit chercher à atteindre sa propre neutralité carbone. Si l’on considère que non, il suffirait que les émissions nettes positives de certains pays soient compensées par les émissions nettes négatives d’autres nations.

Cette situation pose néanmoins de graves problèmes d’équité. Ainsi, l’Agence de la Transition Écologique estime qu’il est de la responsabilité de chaque État d’atteindre la neutralité carbone sur son territoire. Une combinaison d’objectifs nationaux est aussi plus facile à atteindre qu’un grand objectif global du fait de la souveraineté des Etats.

On peut ainsi citer quelques pratiques à développer nationalement :

  • Investir massivement dans les énergies renouvelables et diversifier le mix énergétique ;
  • Améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments (on parle souvent de lutte contre les passoires thermiques) ;
  • Développer les pratiques d’agriculture durable et l’agro-écologie ;
  • Privilégier des technologies bas-carbone (low-tech) ;
  • Mettre fin à la vente de véhicules légers thermiques ;
  • Passer à un modèle d’économie circulaire (moins de déchets et de gaspillage de ressources).

Une action nécessaire à toutes les échelles

Pour autant, tous les acteurs (entreprises, collectivités territoriales, citoyens) ont leur rôle à jouer afin d'atteindre la neutralité carbone à l’échelle nationale.

Les entreprises, notamment, doivent mettre en place des plans réellement ambitieux de réduction et de compensation de leur empreinte carbone, en accord avec leur champ d’action et en cohérence avec les Accords de Paris. Cela passe par la décarbonation progressive de l’ensemble de la chaîne de valeur et par la contribution financière plus large à la transition écologique.

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On peut aussi donner quelques exemples de pratiques bas-carbone qui permettent à chaque citoyen de contribuer individuellement à l’objectif neutralité carbone 2050 :

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