Qu’est-ce que l’aérothermie ?
L’aérothermie consiste à capter les calories gratuites présentes dans l’air extérieur pour chauffer un logement, grâce à une pompe à chaleur air-air ou air-eau. Pour 1 kWh d’électricité consommé, une PAC aérothermique restitue 3 à 5 kWh de chaleur : c’est l’un des modes de chauffage les plus économes en 2026.
L’air, même froid, contient de l’énergie thermique renouvelable et inépuisable. Contrairement à la géothermie qui puise cette énergie dans le sol, l’aérothermie ne nécessite ni forage ni terrain : une simple unité extérieure suffit, ce qui explique son immense succès. Selon les chiffres Uniclima/Afpac, il s’est vendu en France en 2025 environ 803 700 PAC air-air et 179 400 PAC air-eau, contre à peine 2 500 PAC géothermiques.
Comment fonctionne une pompe à chaleur aérothermique ?
Une PAC aérothermique se compose d’une unité extérieure (jardin, terrasse, façade) et d’une ou plusieurs unités intérieures qui diffusent la chaleur : splits ou ventilo-convecteurs, radiateurs à eau ou plancher chauffant hydraulique.
Le cycle thermodynamique se décompose en 5 étapes :
-
1
L’unité extérieure aspire l’air et capte ses calories grâce à un fluide frigorigène circulant dans l’évaporateur.
-
2
Réchauffé par ces calories, le fluide frigorigène s’évapore et passe à l’état gazeux.
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3
Le compresseur, alimenté à l’électricité, comprime cette vapeur, ce qui élève fortement sa température.
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4
Dans le condenseur, le fluide libère sa chaleur vers les émetteurs du logement (air soufflé ou eau du circuit de chauffage) et redevient liquide.
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5
Le détendeur abaisse la pression du fluide, qui repart pour un nouveau cycle en continu.
Selon les modèles, une même pompe à chaleur aérothermique peut cumuler trois usages :
- Chauffage : elle diffuse de l’air chaud ou alimente le circuit de chauffage central ;
- Rafraîchissement : en mode PAC réversible, elle inverse son cycle pour rafraîchir le logement en été ;
- Eau chaude sanitaire (ECS) : certaines PAC air-eau produisent aussi l’eau chaude via un ballon intégré ou séparé.
Une pompe à chaleur consomme de l’électricité pour faire tourner son compresseur : elle ne produit pas de la chaleur « gratuitement », mais en produit 3 à 5 fois plus qu’elle ne consomme d’énergie électrique.
PAC air-air ou PAC air-eau : quelles différences ?
Il existe deux grands types de pompes à chaleur aérothermiques, classés selon leur mode de diffusion de la chaleur.
La pompe à chaleur air-air
La PAC air-air chauffe ou rafraîchit le logement via des ventilo-convecteurs, aussi appelés splits : l’air est aspiré, réchauffé (ou refroidi), puis soufflé dans les pièces. Selon les besoins, elle se compose d’une seule unité intérieure (monosplit) ou de plusieurs (multisplit).
Le mode air-air intègre quasi systématiquement une fonction réversible qui lui permet de servir de climatiseur en été — c’est d’ailleurs le principal argument d’achat. En revanche, elle ne peut pas produire d’eau chaude sanitaire et n’ouvre droit ni à MaPrimeRénov’, ni à la TVA réduite.
Il existe aussi des systèmes qui valorisent l’air intérieur du logement, extrait par une ventilation mécanique contrôlée (VMC double flux thermodynamique), ainsi que le chauffe-eau thermodynamique, une petite PAC dédiée à la seule production d’eau chaude.
La pompe à chaleur air-eau
La PAC air-eau utilise les calories de l’air extérieur pour chauffer l’eau du circuit de chauffage central : radiateurs basse ou haute température, plancher chauffant. C’est la solution privilégiée en rénovation pour remplacer une chaudière gaz ou fioul, car elle réutilise les émetteurs existants.
Pour l’eau chaude sanitaire, deux configurations existent :
- PAC air-eau avec ballon ECS intégré : gain de place et un seul appareil à entretenir ;
- PAC air-eau avec ballon ECS séparé : taille du ballon adaptée au nombre d’occupants.
| Critère | PAC air-air | PAC air-eau |
|---|---|---|
| Usage principal | Chauffage par air soufflé + climatisation | Chauffage central + eau chaude sanitaire |
| Rendement moyen | COP de 3 à 4 | COP de 3 à 5 |
| Climatisation réversible | Oui, quasi systématique | Possible, avec ventilo-convecteurs ou plancher rafraîchissant |
| Eau chaude sanitaire | Non | Oui, ballon intégré ou séparé |
| Émetteurs compatibles | Ventilo-convecteurs (splits) | Radiateurs à eau, plancher chauffant, ventilo-convecteurs |
| Prix pose comprise (2026) | 4 000 € à 12 000 € | 9 000 € à 16 000 € |
| Aides 2026 | CEE uniquement | MaPrimeRénov’, coup de pouce CEE, éco-PTZ, TVA 5,5 % |
COP, SCOP : quel rendement réel pour l’aérothermie ?
Le rendement d’une PAC aérothermique se mesure avec deux indicateurs, le COP et le SCOP :
- le COP (coefficient de performance) indique le nombre de kWh de chaleur produits par kWh d’électricité consommé, mesuré en laboratoire à une température extérieure de +7 °C ;
- le SCOP (COP saisonnier) reflète la performance moyenne sur toute une saison de chauffe, températures froides comprises : c’est l’indicateur le plus fiable, généralement compris entre 3,5 et 4,5 pour les modèles récents.
Point essentiel : la performance de l’aérothermie baisse avec la température extérieure. Plus l’air est froid, moins il contient de calories faciles à capter, et plus le compresseur travaille. En dessous de -5 °C à -10 °C selon les modèles, le rendement chute nettement et une résistance électrique ou un chauffage d’appoint peut prendre le relais. Dans les régions montagneuses ou très froides, mieux vaut choisir un modèle « grand froid » ou coupler la PAC à un appoint (chaudière à condensation en relève, poêle à granulés).
Pour ouvrir droit aux aides 2026, une PAC air-eau doit justifier d’une efficacité énergétique saisonnière (ETAS) d’au moins 126 % pour les modèles basse température, selon les critères techniques listés par France Rénov’. Exigez cette valeur sur le devis, pas seulement le COP nominal.
Avantages et inconvénients de l’aérothermie
Avant de se lancer, voici les points forts et les limites de la pompe à chaleur aérothermique à mettre en balance.
Les atouts :
- facture de chauffage divisée par 2 environ par rapport à une chaudière gaz, et jusqu’à 3 fois moindre qu’un chauffage électrique direct, grâce au COP ;
- énergie renouvelable et fortement décarbonée : l’électricité française émet très peu de CO₂ et les calories de l’air sont gratuites ;
- installation simple par rapport à la géothermie : pas de forage, pose en 1 à 3 jours ;
- 2 ou 3 usages en un appareil : chauffage, rafraîchissement, eau chaude sanitaire (air-eau) ;
- durée de vie de 15 à 20 ans avec un entretien régulier.
Les limites :
- rendement en baisse par grand froid : en dessous de -5 °C à -10 °C, un appoint peut être nécessaire ;
- bruit de l’unité extérieure : à installer loin des chambres et des voisins ;
- investissement initial élevé, même si les aides 2026 réduisent fortement le reste à charge de la PAC air-eau ;
- entretien obligatoire tous les 2 ans pour les PAC de 4 à 70 kW.
Quel est le prix d’une pompe à chaleur aérothermique en 2026 ?
En 2026, une PAC air-air coûte entre 60 € et 90 €/m² pose comprise, soit 4 000 € à 12 000 € selon le nombre d’unités intérieures. Une PAC air-eau revient entre 9 000 € et 16 000 € pose comprise — comptez 9 000 € à 13 000 € pour une maison de 100 m², davantage avec production d’eau chaude sanitaire ou plancher chauffant neuf.
| Type d’équipement | Matériel seul | Pose | Total pose comprise |
|---|---|---|---|
| PAC air-air (mono ou multisplit) | 1 500 € - 8 000 € | 900 € - 3 000 € | 4 000 € - 12 000 € |
| PAC air-eau (chauffage seul) | 6 000 € - 11 000 € | 1 500 € - 4 000 € | 9 000 € - 14 000 € |
| PAC air-eau avec ECS | 8 000 € - 13 000 € | 1 500 € - 4 000 € | 10 000 € - 16 000 € |
Fourchettes de marché constatées mi-2026, hors aides financières. Sources : Hello Watt, Quelle Énergie.
Le budget final dépend de la puissance (de 4 à 16 kW pour la plupart des maisons), de la marque, des options (réversible, ECS) et de l’éventuel remplacement des émetteurs. Retrouvez le détail des tarifs par modèle et par surface dans notre guide du prix d’une pompe à chaleur.
Installation et entretien d’une PAC aérothermique
Les règles d’une installation réussie
L’installation d’une pompe à chaleur aérothermique ne présente pas de difficulté technique majeure, mais trois points conditionnent sa performance :
- un dimensionnement basé sur un bilan thermique du logement : une PAC sous-dimensionnée sollicite l’appoint en permanence, une PAC surdimensionnée multiplie les cycles courts et s’use prématurément. Une bonne isolation thermique préalable réduit la puissance nécessaire, donc la facture ;
- un emplacement d’unité extérieure éloigné des fenêtres des pièces à vivre et du voisinage immédiat, pour limiter la gêne sonore ;
- des émetteurs compatibles : radiateurs basse température ou plancher chauffant maximisent le rendement d’une PAC air-eau ; prévoir un budget supplémentaire si les émetteurs existants doivent être remplacés.
L’installation doit être réalisée par un professionnel certifié RGE QualiPAC : c’est une condition obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov’, des CEE et de la TVA réduite.
Un entretien obligatoire tous les deux ans
L’entretien de la pompe à chaleur est obligatoire tous les deux ans pour tous les modèles de 4 à 70 kW, depuis le décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020. Un contrat d’entretien coûte entre 150 € et 300 € par an en moyenne.
Entre deux visites, quelques gestes simples préservent le rendement :
- dépoussiérer les filtres des unités intérieures (splits) ;
- dégager la grille de l’unité extérieure (feuilles mortes, branches, neige) ;
- vérifier les sorties d’air et l’absence de bruit anormal du compresseur.
Quel coût annuel de chauffage face au gaz et au fioul ?
Au tarif réglementé de l’électricité en vigueur — 0,1940 €/kWh en option base depuis le 1er février 2026, selon Service-Public.fr — le kWh de chaleur produit par une PAC aérothermique de SCOP 4 revient à environ 5 centimes, contre environ 11 centimes pour le gaz naturel et 12 à 13 centimes pour le fioul (à environ 1,15 €/L mi-2026).
Pour une maison de 100 m² ayant un besoin de chauffage de 10 000 kWh utiles par an, voici l’ordre de grandeur des factures annuelles :
| Système de chauffage | Énergie consommée | Coût annuel estimé |
|---|---|---|
| PAC aérothermique air-eau (SCOP 4) | 2 500 kWh d’électricité | ≈ 485 € |
| PAC aérothermique air-air (SCOP 3,5) | 2 860 kWh d’électricité | ≈ 555 € |
| Chaudière gaz à condensation (rendement 95 %) | 10 500 kWh de gaz | ≈ 1 160 € |
| Chaudière fioul (rendement 90 %) | ≈ 1 120 L de fioul | ≈ 1 290 € |
| Radiateurs électriques directs | 10 000 kWh d’électricité | ≈ 1 940 € |
Estimations Selectra, hors abonnement, sur la base du tarif réglementé de l’électricité au 1er février 2026 (0,1940 €/kWh), d’un gaz à environ 0,11 €/kWh et d’un fioul à environ 1,15 €/L. Voir aussi notre comparatif des énergies de chauffage les moins chères.
Concrètement, une PAC aérothermique divise environ par 2 la facture face au gaz et par 2,5 face au fioul, soit 600 € à 800 € d’économies par an sur cet exemple. L’écart se creuse encore face aux radiateurs électriques, dont la consommation est 3 à 4 fois supérieure à celle d’une PAC pour la même chaleur produite.
DPE 2026 : un coup de pouce pour l’aérothermie
Depuis le 1er janvier 2026, le diagnostic de performance énergétique (DPE) applique un coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité abaissé de 2,3 à 1,9, comme l’explique le ministère de l’Économie. Cette réforme corrige le désavantage historique des logements chauffés à l’électricité, dont font partie ceux équipés d’une pompe à chaleur.
Résultat : environ 850 000 logements sortent du statut de passoire énergétique (classes F et G), et près d’un logement chauffé à l’électricité sur deux gagne une classe au DPE. Installer une PAC aérothermique améliore donc désormais doublement la valeur d’un bien : baisse de la consommation réelle et meilleure étiquette énergétique. Les DPE édités avant 2026 peuvent être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite, sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.
Quelles aides pour une PAC aérothermique en 2026 ?
Guichet MaPrimeRénov’ rouvert. Faute de budget voté à temps, le dépôt des dossiers MaPrimeRénov’ a été suspendu du 1er janvier au 23 février 2026. Le guichet est de nouveau ouvert depuis le 23 février 2026 pour tous les ménages et tous les parcours, comme le confirme economie.gouv.fr.
L’éligibilité aux aides pompe à chaleur dépend d’abord du type d’équipement :
- la PAC air-air n’est pas éligible à MaPrimeRénov’ (exclue du parcours par geste depuis janvier 2025), ni à la TVA réduite à 5,5 % : seule une prime CEE classique de quelques centaines d’euros reste possible ;
- la PAC air-eau cumule toutes les aides : MaPrimeRénov’, coup de pouce CEE, éco-prêt à taux zéro et TVA à 5,5 %.
| Dispositif | Montant 2026 | PAC éligible |
|---|---|---|
| MaPrimeRénov’ (parcours par geste) | 5 000 € (ménages très modestes), 4 000 € (modestes), 3 000 € (intermédiaires) ; logement de plus de 15 ans | Air-eau uniquement |
| Coup de pouce chauffage (CEE) | 3 000 € à 5 000 € selon les revenus, à condition de déposer une chaudière charbon, fioul ou gaz | Air-eau |
| Prime CEE classique | Quelques centaines d’euros, sans obligation de dépose | Air-air et air-eau |
| TVA à 5,5 % | Taux réduit sur fourniture et pose, au lieu de 20 %, logement achevé depuis plus de 2 ans | Air-eau (et géothermie) |
| Éco-prêt à taux zéro | Jusqu’à 15 000 € pour la seule PAC, jusqu’à 50 000 € en rénovation globale, sans intérêts ni condition de revenus | Air-eau |
| Aides des collectivités locales | Montants variables selon la région, le département ou la commune | Variable selon les dispositifs |
Sources officielles : France Rénov’, economie.gouv.fr, Service-Public.fr (éco-PTZ) — juillet 2026.
MaPrimeRénov’ et le coup de pouce CEE sont cumulables : pour un ménage modeste qui remplace une chaudière fioul par une PAC air-eau, le cumul des aides peut couvrir plus de la moitié de la facture. Les travaux doivent être réalisés par un installateur RGE et le montant des dépenses éligibles à MaPrimeRénov’ est plafonné à 12 000 € pour une PAC air-eau.
Aérothermie ou géothermie : que choisir ?
La PAC aérothermique partage le marché avec la pompe à chaleur géothermique, qui puise l’énergie renouvelable du sous-sol (terre ou nappe phréatique). Les deux valorisent une source renouvelable et gratuite, mais leurs contraintes diffèrent radicalement :
| Critère | Aérothermie | Géothermie |
|---|---|---|
| Source d’énergie | Calories de l’air extérieur, captées par une unité posée dehors | Chaleur du sol ou d’une nappe, captée par des capteurs enterrés ou un forage |
| Rendement moyen | COP de 3 à 5, variable selon la température extérieure | COP de 4 à 6, stable toute l’année (la température du sol varie peu) |
| Contraintes d’installation | Faibles : choix de l’emplacement de l’unité extérieure, pose en quelques jours | Fortes : surface de terrain ou forage, autorisations administratives, chantier long |
| Prix pose comprise | 4 000 € à 16 000 € | Généralement supérieur à 15 000 €, forage compris |
| Ventes en France (2025) | 803 661 PAC air-air et 179 377 PAC air-eau | 2 513 PAC géothermiques |
👉 L’aérothermie écrase le marché : selon le bilan 2025 d’Uniclima et de l’Afpac, il s’est vendu près de 400 PAC aérothermiques pour 1 PAC géothermique. La géothermie garde l’avantage du rendement stable par grand froid, mais son surcoût et ses contraintes de chantier la réservent aux projets disposant d’un terrain adapté. Les données du ministère de la Transition écologique confirment cette domination structurelle de l’aérothermie parmi les énergies renouvelables du bâtiment.
Foire aux questions
L’aérothermie capte les calories de l’air extérieur avec une simple unité posée dehors, tandis que la géothermie puise la chaleur du sol via des capteurs enterrés ou un forage. L’aérothermie coûte moins cher (4 000 € à 16 000 € pose comprise contre plus de 15 000 € pour la géothermie) et s’installe en quelques jours, mais son rendement baisse par grand froid, là où la géothermie reste stable toute l’année.
Non. La pompe à chaleur air-air est exclue de MaPrimeRénov’ depuis janvier 2025 et cette exclusion reste en vigueur en 2026. Elle n’ouvre pas non plus droit à la TVA réduite à 5,5 % ni au coup de pouce chauffage. Seule une prime CEE classique de quelques centaines d’euros reste possible. Pour cumuler MaPrimeRénov’ (jusqu’à 5 000 €), le coup de pouce CEE et l’éco-prêt à taux zéro, il faut installer une PAC air-eau ou géothermique.
En 2026, une PAC air-air coûte entre 4 000 € et 12 000 € pose comprise (60 € à 90 € par m²), et une PAC air-eau entre 9 000 € et 16 000 € selon la puissance et la production d’eau chaude sanitaire. Pour une PAC air-eau, les aides cumulées (MaPrimeRénov’, coup de pouce CEE, TVA 5,5 %) peuvent réduire la facture de moitié pour les ménages modestes.
Oui, les PAC aérothermiques récentes fonctionnent sans problème par températures négatives, mais leur rendement diminue à mesure que l’air se refroidit. En dessous de -5 °C à -10 °C selon les modèles, une résistance électrique ou un chauffage d’appoint prend le relais. Dans les régions très froides, il est conseillé de choisir un modèle « grand froid » ou de coupler la PAC à un appoint, et de se fier au SCOP plutôt qu’au COP nominal mesuré à +7 °C.
Pour une maison de 100 m² ayant besoin de 10 000 kWh de chaleur par an, une PAC air-eau de SCOP 4 coûte environ 485 € d’électricité par an au tarif réglementé 2026 (0,1940 €/kWh), contre environ 1 160 € pour une chaudière gaz et 1 290 € pour une chaudière fioul. La facture de chauffage est donc divisée par 2 environ face au gaz et par 2,5 face au fioul, soit 600 € à 800 € d’économies annuelles.