7
Classes énergétiques
de A à G sur l’étiquette DPE
1,9
Coefficient électricité
contre 2,3 avant 2026
850 000
Logements reclassés
sortis des classes F-G en 2026
10 ans
Validité du DPE
pour la vente comme la location

Qu’est-ce qu’une classe énergétique ?

La classe énergétique est la note, de A à G, attribuée à un logement par le diagnostic de performance énergétique (DPE). Elle dépend d’un double seuil : la consommation d’énergie primaire (en kWh/m²/an) et les émissions de gaz à effet de serre (en kg CO2eq/m²/an). La plus mauvaise des deux performances détermine la classe du logement.

étiquette énergie climat DPE : les 7 classes énergétiques de A à G
L’étiquette énergie-climat du DPE : la classe énergétique du logement

La réalisation d’un DPE est une obligation légale pour tout propriétaire d’un logement destiné à la location ou à la vente, vide ou meublé, du studio à la villa (service-public.fr). Le diagnostic, valable 10 ans, est opposable depuis juillet 2021 : l’acheteur ou le locataire peut se prévaloir de ses résultats contre le vendeur ou le bailleur.

Depuis la réforme de 2021, l’étiquette énergie et l’étiquette climat sont fusionnées en une seule étiquette énergie-climat. Un logement qui consomme peu mais émet beaucoup de CO2 (chauffage au fioul, par exemple) est donc classé sur son plus mauvais critère : c’est le principe du double seuil.

Le tableau des 7 classes énergétiques du DPE

Les seuils des 7 classes sont fixés par l’arrêté du 31 mars 2021. Pour chaque classe, le logement doit respecter à la fois le seuil d’énergie primaire et le seuil d’émissions de gaz à effet de serre :

Seuils des 7 classes énergétiques du DPE (logements, France métropolitaine)
Classe énergétique Énergie primaire (kWh/m²/an) Gaz à effet de serre (kg CO2eq/m²/an) Profil type de logement
Classe A Jusqu’à 70 Jusqu’à 6 Neuf BBC / RE2020, pompe à chaleur, excellente isolation
Classe B De 70 à 110 De 6 à 11 Construction récente (RT2012) ou rénovation d’ampleur
Classe C De 110 à 180 De 11 à 30 Logement bien isolé, chaudière récente ou chauffage électrique performant
Classe D De 180 à 250 De 30 à 50 Construction 1975-2000, la classe la plus répandue en France
Classe E De 250 à 330 De 50 à 70 Bâti ancien peu isolé, chauffage fioul, gaz ou électrique vétuste
Classe F De 330 à 420 De 70 à 100 Passoire énergétique, location interdite en 2028
Classe G Plus de 420 Plus de 100 Passoire énergétique, location interdite depuis 2025

Que veut dire classe A ?

La classe A est la meilleure note du classement DPE : une consommation d’énergie primaire inférieure ou égale à 70 kWh/m²/an et des émissions limitées à 6 kg CO2eq/m²/an. Elle correspond aux bâtiments basse consommation (BBC) et aux constructions neuves conformes aux normes RT2012 puis RE2020.

Un logement classe A combine une excellente isolation thermique et un chauffage aux énergies renouvelables : pompe à chaleur, chauffe-eau solaire ou thermodynamique. Ce profil reste rare : 3,3 % des résidences principales au 1er janvier 2025.

Que veut dire classe B ?

La classe B (de 70 à 110 kWh/m²/an et de 6 à 11 kg CO2eq/m²/an) regroupe des constructions récentes bien équipées et des logements ayant bénéficié d’une rénovation d’ampleur. Elle représente 5,3 % du parc des résidences principales.

Très recherchée sur le marché locatif comme à la vente, la classe B garantit des factures d’énergie réduites et un confort thermique optimal, hiver comme été.

Que veut dire classe C ?

La classe C (de 110 à 180 kWh/m²/an et de 11 à 30 kg CO2eq/m²/an) désigne un logement au niveau de performance correct. On y trouve beaucoup de constructions des années 2005-2012, avec une isolation convenable et un chauffage performant : chaudière à condensation ou chaudière à granulés de bois.

Les logements de classe C représentent 27,2 % des résidences principales — une part appelée à grossir avec le nouveau coefficient de l’électricité, qui fait gagner une classe à de nombreux logements chauffés à l’électricité.

Que veut dire classe D ?

La classe D (de 180 à 250 kWh/m²/an et de 30 à 50 kg CO2eq/m²/an) est la classe énergétique la plus répandue en France : 33,7 % des résidences principales au 1er janvier 2025.

Ce profil correspond en majorité à des logements construits entre 1975 et 2000, chauffés par une chaudière au gaz ou des radiateurs électriques, avec une isolation d’époque, améliorable à coût raisonnable.

Que veut dire classe E ?

La classe E (de 250 à 330 kWh/m²/an et de 50 à 70 kg CO2eq/m²/an) marque l’entrée dans les logements énergivores. Construits pour la plupart entre 1948 et 1990, ces biens échappent aux premières réglementations thermiques et sont souvent chauffés au fioul, dont l’installation neuve est interdite depuis juillet 2022.

La classe E concerne 17,8 % des résidences principales. Sans être une passoire énergétique, elle est déjà dans le viseur du législateur : audit énergétique obligatoire à la vente depuis le 1er janvier 2025 et interdiction de location programmée pour le 1er janvier 2034.

Que veut dire classe F ?

La classe F (de 330 à 420 kWh/m²/an et de 70 à 100 kg CO2eq/m²/an) désigne les passoires thermiques. Construits en moyenne entre 1948 et 1975, ces logements cumulent isolation défaillante et chauffage énergivore, souvent au fioul.

La classe F représente 7,9 % des résidences principales. Ses loyers sont gelés depuis août 2022 et sa mise en location sera interdite au 1er janvier 2028 en métropole.

Que veut dire classe G ?

La classe G est la dernière marche du classement : plus de 420 kWh/m²/an d’énergie primaire ou plus de 100 kg CO2eq/m²/an. Ces logements, construits en grande majorité avant 1948, présentent une isolation très faible voire absente.

La classe G concernait encore 4,8 % des résidences principales au 1er janvier 2025. Depuis cette date, un logement classé G ne peut plus être proposé à la location en France métropolitaine.

Comment la classe énergétique est-elle calculée ?

Depuis juillet 2021, la classe énergétique est déterminée par la méthode de calcul unique 3CL-DPE, appliquée par un diagnostiqueur certifié — les DPE « sur facture » ont disparu. Les règles de calcul du DPE reposent sur les caractéristiques physiques du logement :

Chaque critère est évalué à partir de données conventionnelles, identiques pour tous les logements : chauffage à 19 °C, eau chaude à 40 °C, 56 litres d’eau chaude par jour et par personne, etc. Le résultat ne dépend donc pas des habitudes des occupants. Comptez entre 100 et 250 € pour la réalisation du diagnostic (prix du DPE).

La consommation est exprimée en énergie primaire : pour l’électricité, la consommation réelle (énergie finale) est multipliée par un coefficient de conversion qui reflète les pertes de production et de transport. C’est précisément ce coefficient qui change en 2026.

Quelle est la répartition des logements par classe énergétique en France ?

Au 1er janvier 2025, la France compte 30,9 millions de résidences principales. La classe D domine le parc (33,7 %), devant la classe C (27,2 %). Les passoires énergétiques (classes F et G) représentent encore 3,9 millions de logements, soit 12,7 % du parc — un chiffre en baisse d’environ 327 000 unités sur un an.

Répartition des résidences principales par classe énergétique au 1er janvier 2025 (en %)

Ces chiffres sont établis avant l’entrée en vigueur du coefficient 1,9 : mécaniquement, la part des classes F et G diminuera encore dans la prochaine édition de la statistique, avec environ 850 000 logements chauffés à l’électricité reclassés au 1er janvier 2026.

Quelles conséquences selon la classe énergétique ?

Une mauvaise classe énergétique (E, F ou G) pèse de plus en plus lourd sur la mise en location comme sur la vente d’un bien immobilier, sous l’effet de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021.

classement énergétique DPE et conséquences par classe

À la location : interdictions progressives et gel des loyers

Les passoires thermiques sont progressivement exclues du marché locatif au titre de la décence énergétique (ecologie.gouv.fr) :

Calendrier des interdictions de mise en location selon la classe énergétique (France métropolitaine)
Date d’entrée en vigueur Classe interdite de location Classe minimale exigée
1er janvier 2023 Logements consommant plus de 450 kWh/m²/an d’énergie finale (une partie de la classe G)
1er janvier 2025 Classe G Classe F
1er janvier 2028 Classe F Classe E
1er janvier 2034 Classe E Classe D

S’y ajoute le gel des loyers des logements classés F ou G depuis le 24 août 2022 : aucune augmentation possible entre deux locataires, au renouvellement du bail ou lors de la révision annuelle. En outre-mer, le calendrier est décalé (classe G interdite en 2028, classe F en 2031). Obligations du bailleur, sanctions, recours du locataire et exceptions sont détaillés dans notre guide DPE et location.

À la vente : audit énergétique obligatoire et décote

Il n’est pas interdit de vendre un logement avec une mauvaise classe énergétique. En revanche, pour les maisons individuelles et immeubles en monopropriété, un audit énergétique réglementaire doit être remis à l’acheteur : classes F et G depuis le 1er avril 2023, classe E depuis le 1er janvier 2025, classe D à partir de 2034 (economie.gouv.fr).

L’acheteur, informé de l’ampleur des travaux à prévoir, négocie le prix à la baisse : c’est la « valeur verte ». Selon les Notaires de France, une maison classée G se vend en moyenne 25 % moins cher qu’une maison équivalente classée D (environ 12 % de décote pour un appartement), et chaque classe perdue coûte en moyenne 8 % de la valeur d’une maison (immobilier.notaires.fr).

Comment améliorer la classe énergétique de son logement ?

Pour sortir de la classe F ou G — ou viser la classe D avant les échéances de 2034 —, le point de départ est le rapport du DPE lui-même : il contient des scénarios de travaux chiffrés avec les gains de classe attendus. Trois postes concentrent l’essentiel des gains.

scénarios de travaux recommandés par le DPE pour améliorer la classe énergétique
Exemple de scénario de travaux recommandé par le rapport du DPE

1. Les travaux d’isolation

Une passoire thermique se caractérise d’abord par un manque voire une absence totale d’isolation : jusqu’à 30 % des déperditions de chaleur passent par la toiture. C’est le chantier prioritaire, à mener avant tout changement de chauffage.

L’isolation des combles, de la toiture et des murs permet de grimper d’une à deux classes sur l’étiquette, tout en réduisant durablement la facture de chauffage.

2. Le chauffage et l’eau chaude sanitaire

Le chauffage représente en moyenne près de 60 % du budget énergétique d’un ménage. Remplacer un équipement vétuste au fioul ou au gaz par un système performant fait gagner des classes sur les deux seuils du DPE — énergie et carbone :

Avec le coefficient abaissé à 1,9, le chauffage électrique performant (pompe à chaleur, radiateurs à inertie récents) est par ailleurs mieux valorisé par le DPE depuis 2026.

3. La ventilation

Après isolation, une bonne régulation de l’air intérieur est indispensable : elle évacue l’humidité, protège le bâti et facilite le travail du chauffage. L’installation d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) simple ou double flux est vivement conseillée pour optimiser les échanges d’air.

Questions fréquentes

La classe D est la plus répandue : elle concerne 33,7 % des résidences principales au 1er janvier 2025, devant la classe C (27,2 %) et la classe E (17,8 %), selon l’ONRE. Les passoires énergétiques (classes F et G) représentent encore 12,7 % du parc, soit environ 3,9 millions de logements.

La classe énergétique figure sur le DPE du logement, réalisé par un diagnostiqueur certifié (comptez 100 à 250 €). Si un DPE a déjà été réalisé, vous pouvez le retrouver gratuitement sur l’observatoire DPE-Audit de l’Ademe à partir de l’adresse ou du numéro du diagnostic. La classe est aussi affichée obligatoirement sur toute annonce de vente ou de location.

Uniquement si votre logement est chauffé à l’électricité. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité passe de 2,3 à 1,9 : environ 850 000 logements sortent des classes F et G, et aucun logement ne voit son étiquette baisser. Un DPE existant peut être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite, sur le site de l’Ademe.

Il faut généralement une rénovation combinant plusieurs postes : isolation des combles, de la toiture et des murs, remplacement du chauffage vétuste par une pompe à chaleur ou une chaudière biomasse, et installation d’une VMC. Le rapport du DPE propose des scénarios de travaux chiffrés avec les gains de classe attendus, et des aides comme MaPrimeRénov’ ou l’éco-prêt à taux zéro financent une partie du chantier.

La classe énergie mesure la consommation d’énergie primaire (en kWh/m²/an), tandis que la classe climat mesure les émissions de gaz à effet de serre (en kg CO2eq/m²/an). Depuis 2021, les deux sont fusionnées en une seule étiquette énergie-climat : la plus mauvaise des deux performances détermine la classe énergétique officielle du logement.